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Qu’est-ce que la Clean Clothes Campaign ?

On est tout content d’acheter un tee-shirt à petit prix dans une grande enseigne. Cet achat peut cacher la large contribution de l’industrie de la mode et du textile à l’exploitation humaine avec les salaires moyens les plus bas au monde (source Ademe), des usines insalubres, quand les travailleurs ne sont pas des prisonniers de camps de travail dans des pays totalitaires. Depuis 1989, des ONG et associations se sont fédérées pour informer et faire bouger les choses, c’est la Clean Clothes Campaign.   

Responsabiliser les multinationales de l’industrie du textile, faire en sorte que la main d’œuvre – délocalisée dans des pays où son coût est faible et les droits sociaux quasi inexistants – travaille dans des conditions décentes et puisse faire respecter ses droits, telle est la croisade de la Clean Clothes Campaign. 

Son ambition : des conditions de travail dignes 

Créé aux Pays-Bas en 1989, la Clean Clothes Campaign a pour but de sensibiliser l’opinion sur les conditions de travail des ouvriers des sous-traitants textiles. Cette campagne Clean Clothes internationale a pris de l’ampleur après les différentes catastrophes qui ont eu lieu notamment au Bangladesh dans les années 2000 : l’effondrement de l’usine Spectrum en 2005 (64 morts et plus de 80 blessés), l’incendie de l’usine Tazreen en 2012 (112 morts) et celui de Smart Export en janvier 2013 (8 morts), et évidemment l’effondrement de l’immeuble Rana Plaza à Daca en 2013 (1127 morts). Cette année, c’est le sort des Ouïghours, communauté turco-musulmane de Chine, placée en camps de travail forcé et utilisée comme main d’œuvre par de grandes marques, qui remet ce sujet sur le devant de la scène. Ainsi que celui des sous-traitants non payés par de grandes enseignes pendant la première vague de la pandémie de Covid-19. 

La Clean Clothes Campaign a ainsi élaboré un « Code du Travail » pour l’Industrie du textile et du sportswear qui pose, entre autres principes, un âge minimum, des heures fixes de travail, des équipements sécurisés et le droit à un salaire décent. La Clean Clothes Campaign fait pression sur les distributeurs et les fabricants afin qu’ils adoptent ce « Code of Labour Practices », code des pratiques au travail. Elle œuvre aussi pour l’égalité salariale, le droit des femmes et le droit du consommateur à connaître l’impact social des produits qu’il achète. 

Un réseau planétaire 

Clean clothes campaign - CLEAN FASHION - WE ARE CLEAN

Aujourd’hui la campagne Clean Clothes fédère un réseau de 230 associations à travers le monde, organisations non-gouvernementales (ONG) comme syndicats de travailleurs avec des coalitions régionales en Europe, Asie du Sud, Asie du Sud-Est, Asie orientale. 

Elle milite dans 15 pays européens : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suède et Suisse. 

Photo : © Clean Clothes Campaign

Les moyens d’actions de la Clean Clothes Campaign

Le réseau d’associations et ONG œuvrant au sein de cette organisation s’adresse à la fois à des acteurs privés et publics. Lesquels ?  

  • Les marques et les distributeurs, pour qu’ils veillent aux conditions de production des marchandises qu’ils commercialisent, garantissent que leurs pratiques d’achat favorisent le progrès social chez leurs fournisseurs et sous-traitants en insistant sur la liberté syndicale, se soumettent à des vérifications indépendantes incluant les acteurs concernés (syndicats, ONG, mouvements de consommateurs, représentants des pouvoirs publics) 
  • Les États et les institutions internationales, pour qu’ils garantissent l’application et le respect des droits sociaux fondamentaux issus des conventions de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) 
  • Les collectivités territoriales pour qu’elles s’engagent à faire des achats éthiques 
  • Les citoyens, par le biais de campagnes d’informations sur le coût réel des vêtements et sur tout ce qui se cache derrière les produits revendiqués éthiques. Avisés, ils deviennent alors des consommateurs capables eux aussi de faire pression sur les pouvoirs publics, libres d’acheter ou non certains produits et de dénoncer eux aussi les marques non éthiques 

En France, Le Collectif Ethique sur l’Étiquette 

Le Collectif Ethique sur l’Etiquette est le nom de la branche française de la Clean Clothes Campaign. Association Loi 1901, elle regroupe une vingtaine d’associations de solidarité internationale, des syndicats, des mouvements de consommateurs et des associations d’éducation populaire. Son action dépasse le secteur de l’habillement et se concentre sur tous les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, incluant les jouets ou les articles de sport. 

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